Sans domicile, des femmes se confinent avec les Soeurs Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre

Quatorze femmes sans domicile fixe ont trouvé refuge pendant le confinement auprès des Soeurs Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre.

À Paris, le Prieuré du Sacré-Cœur abrite une communauté monastique de Sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre. En ces temps de pandémie, elles ont ouvert leurs portes à quatorze femmes en situation de grande précarité.

En offrant à ces personnes à la rue l’espace habituellement réservé aux pèlerins, les Soeurs Bénédictines leur ont permis de vivre un confinement en toute sérénité. Ce projet, initié par les membres de l’association Aux captifs la libération, a rapidement trouvé écho dans le coeur des soeurs, comme l’indiquait Alexandra Chapeleau auprès de Aleteia.

« La communauté était vraiment enthousiaste pour ce projet. Les sœurs avaient ce désir de faire quelque chose et cela a fait écho à un besoin que nous avions. »

Avec la pandémie, Alison Boirel rappelait au Parisien l’urgence qui était là pour ces femmes en grande précarité, identifiées lors des maraudes de l’organisation.

« Très fatiguées par la rue, certaines ont été rejetées et mises dehors par peur de la contamination, par les amis chez qui elles s’étaient réfugiées. »

Véronique Lévêque est responsable de ce projet d’accueil. Elle assure qu’ainsi confinées, « elles se posent et se reposent, elles se sentent en sécurité ».

Pour ne pas exposer les Soeurs Bénédictines au risque de la contagion, les femmes accueillies n’ont pas de contact avec elles. Ces dernières n’en restent pas pour le moins isolées puisqu’elles sont en relation chaque jour avec les membres de l’association Aux captifs la libération.

Il ne s’agit d’ailleurs pas de la seule action de cette association qui poursuit ses maraudes, sa mission d’appui sur les points de distribution alimentaire dans plusieurs paroisses, sa colocation solidaire au sein d’un centre d’hébergement, ou encore ses cours à distance.

Père Emmanuel Schwab est aumônier de l’association Aux captifs la libération. Dans le documentaire « Le cri de la rue », il rappelle l’origine de ces actions, dont le père Patrick Giros était à l’initiative en 1981.

« L’intuition de Patrick Giros, c’est que c’est le Seigneur Jésus qui peut remettre debout. […] Nous ne sommes pas là pour faire sortir les gens de la rue, mais nous sommes là pour faire rentrer le Christ dans la rue. »

La rédaction

Crédit Image : Creative Commons – Wikimedia/Sebastian Bergmann

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