Michel Chiron témoigne de ses expériences de spiritisme : « J’étais prisonnier des démons »

Michel Chiron parle de ses expériences de spiritisme et de l’emprise du diable sur sa vie.

Michel Chiron témoigne, dans un livre co-écrit avec le journaliste Thomas Oswald, de la possession démoniaque qu’il a vécue suite à des pratiques de spiritisme. Dans J’étais possédé, Comment j’ai été libéré de l’emprise du diable, il raconte son expérience et dénonce les pratiques d’ésotérisme et de communication avec les morts.

Invité par RCF Radio, Michel Chiron parle d’une époque où il ne croyait « ni au diable, ni en Dieu », dans les années 70, malgré une enfance et un début de jeunesse baignés dans la foi catholique.

« J’étais dans l’Église d’une certaine manière. […] Je n’avais pas rencontré le Dieu vivant. […] J’étais pas mal, avec les amis, on avait une certaine communion humaine, mais la communion avec Dieu, les sacrements, tout ça… Alors j’allais à la messe, évidemment […] Mais à ce moment-là, il fallait changer le monde. […] Changer le monde, moi j’étais d’accord… mais Dieu, Dieu… Est-ce que Dieu était là ? J’en ai douté beaucoup. »

Michel finit pas abandonner la foi, affirmant « non, Dieu n’existe pas ». Puis il se tourne vers le spiritisme.

« Je ne croyais pas en Dieu, mais je croyais qu’après la mort, il y avait quelque chose. […] Il y avait cette idée qu’il y avait une vie après. J’avais une espérance qui existait mais elle était complètement en décalage avec toutes les croyances quelles qu’elles soient. »

L’homme raconte alors des « expériences spirits » avec ses collègues de travail. Il parle d’amusement, puis d’un jeu, entouré de drogue et d’alcool, duquel il se lasse. Mais comme l’indique le journaliste de RCF Radio, il s’agissait là d’une « porte d’entrée ».

« Oui, c’était une porte d’entrée. Les démons s’attachent à ceux qui pratiquent ce genre de choses. Donc, forcément, j’étais déjà prisonnier des démons sans le savoir. »

Michel se marie, a deux enfants, puis divorce et reste seul pendant 10 ans.

« À un moment, j’ai eu cette idée saugrenue d’appeler les esprits. Peut-être que tout seul, sans rire et sans fête, j’allais trouver des réponses pour m’aider à trouver finalement l’amour. »

Il achète un pendule, utilise des lettres de scrabble et commence à chercher des réponses. Le pendule lui donnait alors des messages.

« C’était pas des messages qui répondaient à ma demande. Mais c’était des messages sur l’au-delà. […] Alors moi ça m’interrogeait, j’étais curieux. »

Chaque soir, Michel utilisait donc son pendule dans l’espoir d’une réponse qui tarde à venir. Mais, au bout de 10 jours, elle finit par arriver.

« Et cette réponse, au bout de 10 jours, je l’ai eue, mais alors d’une manière totalement étonnante. […] Avec les lettres, ça m’a dit : ‘maintenant, on ne va plus avoir besoin de pendule pour te parler, on va te parler directement’. Et là, à ma grande surprise, des voix en moi se sont manifestées. »

Des voix qui lui parlaient dans la poitrine, dans la gorge, puis surtout dans la tête.

« Ce même soir, ils m’ont parlé, ils m’ont dit, ‘c’est le diable qui te parle’. Alors là, moi qui ne croyais ni en diable, ni en Dieu, j’ai eu la trouille de ma vie. J’ai eu une peur. J’ai tout lâché. »

Le lendemain, les voix se sont à nouveau manifestées :

« Hier, on t’a fait peur en te parlant du diable. On va te raconter maintenant la vérité. C’est faux. On va te raconter la vérité. »

Michel Chiron explique que ce moment a été une bascule, « c’est là que tout a commencé ».

« Et c’est là que tout a commencé. Ils ne m’ont plus abandonné pendant 9 mois. Ça pouvait être la nuit, ça pouvait être le jour. »

Les voix commencent par se présenter comme des « vies antérieures », comme des « esprits », dans un royaume, qui est hierarchisé. Eux disaient être à la cour de ce roi. Michel ne savait alors pas que ce roi était le diable.

« Ils m’avaient dit, ‘tu as été choisi pour que les hommes répondent aux désirs du roi. […] On est là pour ça, pour te conduire à ce travail que tu auras à faire. […] Tu vas avoir des épreuves à subir pour te purifier’. »

Il dit que « ça s’est passé d’une manière terrible », avec des « épreuves très dures ».

« Le début, j’étais dans mon canapé, et j’ai senti dans ma tête tout un tas de fourmillements, je sentais que ça essayait de pénétrer dans mon cerveau et d’un seul coup, ma langue est sortie de ma bouche, comme on voit dans les films. Et pendant 32 minutes, ma langue se tortillait, je ne pouvais pas la rentrer. »

Il dit qu’il était alors « leur prisonnier », qu’ils contrôlaient ses pensées. Puis il ajoute, « ils m’ont fait vivre des choses, les plus terribles que l’on puisse imaginer ».

« J’ai vécu un enfer pendant neuf mois. »

Les voix lui promettaient le « bonheur », mais le « malheur s’amplifiait ». Il disait vivre alors « en autarcie avec ces démons ».

« J’avais envie de m’en sortir. […] Je me suis battu. Je disais ‘arrêtez !’. Je me battais. Quand ils me réveillaient en pleine nuit, je donnais des coups de tête contre les murs. Mais ça ne me faisait pas mal. »

La vie n’était plus possible. Il a même pensé au suicide, mais a changé d’avis in extremis. Les démons lui ont alors dit :

« On t’a menti depuis le début. […] Dieu existe. »

Alors Michel se demande comment il va s’en sortir. Cette nouvelle était terrible pour lui. Il comprend que ce sont des esprits démoniaques. Il repense à la prière et retrouve le Notre Père et le Je vous Salue Marie. Il croyait alors que prier serait une épreuve difficile, mais avoue avec étonnement qu’au contraire, tout a été très simple. Il a alors prié en pensant à sa famille, ses amis.

Il a ensuite contacté le jeune prêtre d’un presbytère de sa ville, qui lui a proposé de le rencontrer de suite et l’a mis en contact avec un exorciste.

Maintenant délivré, il l’affirme, « c’est la foi qui nous conduit à être plus fort qu’eux ».

« J’ai rencontré l’armée du diable, que Christ appelle le prince des ténèbres. Le prince des ténèbres a une armée. Et c’est une armée qui est partout. […] Elle essaye de faire son oeuvre partout. il y a les divorces, les avortements, les suicides aussi. […] Il faut être armé pour s’en sortir. Il faut la prière, les sacrements, la foi. C’est la foi qui nous conduit à être plus fort qu’eux. »

J’étais possédé est paru aux éditions Artège en 2009.

La Rédaction

 

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